Vin Plaisirset Sante

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Alertes Générales
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Une petite semaine de relâche?

Pas vraiment. Bon, j'admets que le site n'a rien offert de neuf depuis une semaine, mais «  à l'impossible nul n'est tenu » dit-on.

Personnellement, j'ai en effet l'impression de refaire surface après un long intermède , mais cette pause, elle a été toute entière consacrée au « stuff blanc » (comme dirait un de mes beaufs).

Il y a parfois de ces impératifs qui, inopinément, vous « napoléonent » l'emploi du temps : pas moyen de négocier - ou même de discuter ; on s'exécute, point.

Dimanche dernier, (c'était avant la tragédie de Morin Heights..) j'ai constaté que la porte de notre remise ouvrait très difficilement à cause du poids de la neige et, comme c'était la toute première fois que cela se produisait depuis que nous habitons cette maison, je me suis dit que le message était assez clair et j'ai décidé d'enlever de la neige sur les toits (de la remise et de la maison).

J'ai bien dit « enlever de la neige » et non pas enlever « toute » la neige sur les toits; ce qu'ont d'ailleurs fait plusieurs de mes voisins.

Nos toitures ne sont pas devenues fragiles, elles sont devenues vulnérables à cause d'un « excès » de poids. Alors, en n'enlevant que le surplus, on règle quand même le problème, non?

Nos toitures sont - selon les standards en vigueur ici - capables de supporter le poids d'une énorme quantité de neige, alors, agissons donc - me suis-je dit - selon le « Principe de Pareto » (ou la loi du 20 / 80 et qui - en trois coups de cuillère à pot -, signifie qu'en toute chose, 20% des efforts procurent déjà 80% des résultats).

Comme nous en sommes à la fin de l'hiver, si on enlève de 20 à 25% de la charge de neige, l'affaire devrait être réglée pour de bon, car très bientôt les précipitations seront plutôt. liquides.

Dans mon cas, il n'y avait qu'un petit hic : il était exclus, d'une part, que je paie pour faire faire le travail (en 1998, la fois du verglas, une foule de ticlins se sont improvisés « déglaceurs de toitures » et vous connaissez la suite.) et d'autre part, comme le vertige me prend dès la deuxième marche d'un escabeau, il était aussi hors de question que je monte moi-même sur le toit. Conclusion, si je ne pouvais.. aller vers la neige, alors la neige devrait.. venir à moi!

J'ai donc tenté de visualiser l'outil idéal : il me fallait un très, très, très long manche, au bout duquel se trouverait un grattoir pas trop large, pourvu de solides dents - pour venir à bout des différentes couches de neige plus ou moins durement solidifiées - lequel grattoir devrait aussi offrir une lame « plate » pour tirer la neige « ameublie » vers le bas.

Une petite visite chez le quincaillier du coin et l'affaire était faite : un manche télescopique de 15 pieds , un râteau à jardin, du « duck tape » - de couleur assortie - pour l'y fixer, et voilà!

Comme j'étais seul, il m'a bien fallu quelques jours, beaucoup d'huile de coude, et.. j'y suis parvenu. C'est fou - et surtout quand on n'a pas l'habitude - l'effet « somnifère » que peut avoir cette combinaison de six heures d'effort physique soutenu, au grand air, et en plein hiver : on rentre, on se douche, on s'offre un verre de vin, une bonne soupe chaude, et, les paupières plombées, allez, dodo!

Raymond Chalifoux
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