Avez-vous été étonné d'apprendre que le projet de loi du gouvernement Charest sur la sécurité routière avait été amputé de cette mesure visant à réduire de 80 à 50 milligrammes (par 100ml de sang) le taux d'alcool tolérable chez un conducteur de véhicule automobile? Moi si! J'étais convaincu qu'on allait l'avoir dans l'œil cette mesure. Or, tous ceux qui oeuvrent dans le milieu du vin - mais aussi de la bonne restauration - savent qu'en France une mesure identique a fait chuter les ventes de vin dans les restaurants de façon très significative. Et le même phénomène aurait très certainement été constaté ici, et très rapidement encore…
Pendant qu'on discutait ferme de cette mesure sur toutes les tribunes, les promoteurs de cette réduction ramenaient sans arrêt sur le tapis le fait que « plusieurs provinces au Canada anglais avaient déjà voté semblable loi, et même depuis longtemps ».
Vrai. Il est d'ailleurs de notoriété que les canadiens « anglophones » font preuve d'un sens civique aigu et sont souvent, en société, plus disciplinés que les Québécois si… latin. Et cela se remarque facilement : au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, quand ils mangent au restaurant, à la fin du repas, ils ramassent leur cabaret et vont le déposer sur le dessus de la poubelle où c'est écrit « Thank You »…
ais, plus sérieusement, je pense avoir trouvé la vraie raison pour laquelle cette mesure a été retirée du projet de loi et c'est que même les autorités des différents corps policiers de la province n'en voulaient pas de cette mesure! Et ce qui m'a convaincu de la justesse de cette explication, c'est la lecture d'un commentaire émanant du bureau du chef de la sûreté municipale de Saint-Jérôme, paru dans le journal Le Nord, le 5 décembre 2007, et que nous reproduisons ci-dessous. Bonne lecture!
Raymond Chalifoux
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