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Le réseau routier de la Belle Province, c’est… le Tiers Monde! Et s’il vous est arrivé de rentrer au Québec par la route, en provenance ou des États-Unis ou de l’Ontario, vous savez très bien ce que je veux dire : la détérioration subite de la chaussée quand on passe en territoire québécois se remarque immédiatement. Mais, en plus, le réseau routier du Québec, tout comme les routes et les voies d’eau au Moyen-âge, il n’est pas sûr du tout...
Enfin, pas sûr pour la peinture, pour être plus précis… Tous ces chantiers routiers justement destinés à corriger cet état de fait, font en sorte que nos véhicules sont exposés à une quantité anormalement élevée de « projections accidentelles de débris », surtout des cailloux, bien évidemment. Et comme de nos jours le design automobile prend très au sérieux la nécessité de fournir une coque qui soit la plus aérodynamique possible, les capots sont nettement plus inclinés qu’avant et donc nettement plus vulnérables; et c’est sans compter que les pare-chocs ne sont plus en métal chromé, mais en matériaux composites peints. Un des cas les plus impressionnants qu’il m’a été donné de voir, c’est la petite Toyota Yaris 2007 de Mélanie, qui chaque jour doit se taper le parcours aller et retour depuis Prévost où elle habite, jusqu’à l’édifice de Radio-Canada, boulevard René Lévesque, où elle travaille : après une seule année de ce régime, le capot de sa Yaris, c’est une formidable constellation de points d’impact et la rouille a commencé sa détérioration à certains endroits! Affreux! Comme la voiture est louée, Mélanie devra ou faire repeindre ce capot, ou défrayer la note au moment de rendre le véhicule à la compagnie pour « usure excessive ». Mélanie aurait pu faire installer un de ces écrans en plastique rigide qui protège et le capot et le pare-brise? Soit. Il est bien évident que cela aurait pu contribuer à limiter les dégâts. Mais quand je vois les traces d’impact sur ma propre voiture qui est, elle, pourvue d’un tel déflecteur, je me dis que la pellicule de vinyle est peut-être une bien meilleure solution.
Notre Cabriolet Volks 1987
Personnellement, je tenais absolument à protéger de cette mitraille de cailloux, les surfaces les plus exposées, à l’avant de notre « Blue Eyes » (c’est le surnom qu’on lui a donné) fraîchement repeinte de main de maître par Jacques Bilodeau* - un gars qui a cent ans de métier... Je suis donc passé chez Phillipe Villemaire qui - à St-Jérôme - est franchisé de « X - Vitres Teintées » et qui installe de tels films protecteurs. J’avais rencontré « Phil » et l’avais vu en pleine action, au dernier Salon de l’auto de Montréal…
Aujourd’hui, les installateurs disposent de « patrons » informatisés pour à peu près tous les modèles de voiture : c’est l’ordinateur qui « dicte » la commande à l’appareil qui taille la pellicule qui convient spécifiquement au modèle sélectionné. Mais, notre Cabriolet, lui, est depuis longtemps disparu des écrans radar des installateurs et Phillipe a donc du faire du.. cousu main. Je tiens à dire ici que ma satisfaction a été totale! Villemaire bosse sur les bagnoles « par choix » depuis l’âge de 17 ans et il s’est acquitté de la tâche avec brio. Et ce qui ne déplaît pas non plus, c’est qu’il a la bosse des relations humaines, l’ami Phillipe : s’il a du bagout, il sait aussi écouter – ce qui n’est pas rien – et il n’essaie pas de vous vendre aussi tandis qu’on y est ce que vous n’avez jamais demandé... Avec lui, vous aurez l’heure juste.
Pour le Cabriolet sur lequel on a protégé le pare-choc avant, la base du capot, la base du pare-brise, la face exposée des rétroviseurs extérieurs, l’avant des allonges de puits de roues, de même que la surface horizontale du pare-choc arrière, le coût a été de 200$; et il a fallu près de trois heures de boulot, comme, encore une fois, chaque morceau a fait l’objet d’une prise de mesure et d’une taille spécifique…
Et l’entretien? Une fois installé, ce film de vinyle s’entretient de la même façon que les surfaces peintes, c'est-à-dire qu’il peut être nettoyé avec les mêmes produits et doit être généreusement ciré – périodiquement – afin de prévenir - tout comme pour la peinture – une oxydation et une détérioration prématurée. Finalement, j’aimerais signaler que perso, ce qui m’a le plus impressionné, c’est que le lendemain de l’installation, une fois la voiture lavée et re-cirée, à moins d’avoir, comme on dit, « le nez collé dessus » je ne parvenais pas à distinguer les surfaces recouvertes de leurs voisines : mission accomplie!
Raymond Chalifoux
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