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Dans certains milieux, dire qu'on est un « gars de chars » équivaut presque à faire un « coming out » : « Quoi? T'aimes les chars? » Et là, on voit clairement à la physionomie de l'interlocuteur que, dans sa tête, ça a fait quelque chose comme… Ouach ! Et que ses réflexions défilent dans le genre - « Alors comme ça, au primaire, le zouf de l'école c'était toi? Pis t'as fait ton secondaire à l'école des métiers? As-tu pris le cours « peinture et débossage »? Ça t'est arrivé comment? Ta mère ne t'aimait pas? Est-ce ton père te battait? Attends, j'ai pigé : vous étiez pauvres, ta famille n'a jamais eu de bagnole, et toi, ta frustration a fait que t'as développé une fixation… »
Bon, ok, les « chars », admettons que ça ne fait ni intello, ni écolo; ça fait un peu adolescent attardé, ou pire encore, depuis cette vague de films sur le « tuning » de haut niveau tel Fast and Furious avec toutes ces courses folles en plein centre-ville, être fou de bagnoles performantes, ça a un petit côté... gang de rue, ti-cerveau, pitounes sexées et quasi tarées.
Mais dans mon cas, ce n'est pas ma faute : quand j'étais petit, tout ce qu'il y avait à faire pour se distraire dans le bled perdu où j'habitais, c'était de compter les « chars » qui passaient et de faire des concours entre nous pour savoir lequel allait, le plus rapidement et sans se tromper, annoncer la marque et l'année modèle des autos qui passaient dans le « rang »…
Bon, allez, assez d'insanités : il n'est bien évidemment pas nécessaire d'avoir été frappé par un Buick Dynaflow trois couleurs 1955 à l'âge de sept ans pour devenir amateur de belles bagnoles. Chez moi, la piqûre, elle est venue du fait que mon paternel, aux 18 ou aux 24 mois, sans prévenir, rentrait à la maison au volant d'une Buick, d'une Mercurey, ou d'une Pontiac flambant neuve. Et, comme dans la famille j'étais et précédé et suivi de deux filles, c'est bibi qui devait les laver et les cirer ces rutilantes américaines.
Anyway, à bien y réfléchir, il y a des endroits sur cette planète - tel en Allemagne, en Italie, et en France, dans une certaine mesure -, où chez tout mec qui se respecte, c'est plutôt le total désintérêt pour la chose automobile qui peu paraître suspect… Ici, au Québec, il est de notoriété que notre « comportement automobile » détonne face à celui de nos voisins anglosaxophones nord-américains; n'empêche, il demeure que notre belle province fait partie de ce grand désert automobile qu'est l'Amérique du nord : pas de Renault, pas de Citroën, de Skoda, de Fiat, de Seat, de Peugeot, de MG, d'Alfa Roméo, et une seule Opel ( la nouvelle Saturn Astra ).
Et même chez les grandes marques ici disponibles, les gammes sont réduites : pas de Polo de Volkswagen, pas de Honda Civic hatchback cinq portes, et, diantre, même plus de Ford Focus hatchback! Dommage. Moi, je le jure, si la version sportive de ce modèle était disponible ici, au lieu d'une SE-R Spec –V, SE de Nissan, c'est exactement ce que, chaque jour, je conduirais avec grand plaisir…
Jetez un coup d'œil sur cette belle, photographiée dans le nord de l'Écosse, en septembre 2007.
Et « by the way » (comme dans « tandis qu'on y est »), ça ressemble à quoi, une Honda Civic 2007 cinq portes? Eh bien, j'ai pris celle-ci en photo en République d'Irlande (à Dublin) en septembre dernier : en l'apercevant, je me suis dit que si la forme la plus aérodynamique qu'on puisse imaginer est celle d'une goutte d'eau, cette Civic doit fendre l'air en titi! Mais, cette « shape » a parfois des effets pervers car à très haute vitesse, la voiture est aspirée vers le haut, d'où la nécessité du « spoiler » en plein centre de la lunette arrière.
En ce qui concerne le résultat d'ensemble, selon vous, c'est l'avant ou c'est l'arrière de la voiture qui est un « copier-coller » de l'autre extrémité?
Juin 2008
Raymond Chalifoux
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