Auto
 
 
 

Le Salon International de l’Auto de Montréal :
un concept digne de la Chambre de commerce de… Saint-Clin-Clin.

 
 


Je suis passé au Salon de l'auto samedi dernier, de midi à 15 heures.

Quand je suis arrivé, il n'y avait pas de file d'attente : il ne m'a fallu, tout au plus, qu'une petite dizaine de minutes dans l'allée de la billetterie pour obtenir mon ticket. Puis, le calvaire a commencé. Le préposé m'a dirigé - tout comme ceux qui me précédaient, ou qui me suivaient - vers « Le septième ciel », là où se trouvent les grandes marques : Maybach, Ferrari, Lambos, Porsche, etc. «  Par-là, mesdames, messieurs, s'il vous plaît, c'est là que doit commencer votre visite!  ».

Or, ce 7 e ciel, c'est un couloir de 12 pieds de large avec des voitures chères parkées de chaque côté, une foule de gens devant vous et après quelques enjambées, une foule de gens aussi derrière vous… Vous êtes donc coincé dans cette allée, entre les poussettes, les «  J't'ai dit non!   T'en auras pas d'autre jus, c't'u clair! », les «  Calvaire, toé, reste à côté de moé parce que moé j'ai pas envie de te parde icitte, ok-là!  », les «  Hey Madeleine torrieu si t'arrêtes à toué deux minutes câlife, ça va nous prendre la semaine, câlife!  ».

Pas moyen d'en sortir avant… la sortie.

Photo Raymond Chalifoux - Tous droits réservés
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Et là, tenez-vous bien, parce qu'une fois la liberté de mouvement retrouvée vous devez rebrousser chemin et marcher à peu près 500 mètres avant d'arriver à la salle suivante, « câlife! ». (Ce 7 e ciel, entre vous et moi et le poteau de l'Hydro, samedi dernier vers 15 heures, ce devait être l'enfer total!)

Et ça a été comme ça jusqu'à la fin : ce Salon, c'est en réalité une enfilade de halls plus ou moins petits, un véritable labyrinthe, et pour seul guide vous n'avez que ces flèches collées sur un tapis vert menthe qui « motonne » et au point où on se demande s'il va « toffer » au moins le temps du Salon. (Et de dire qu'il moutonne, ce tapis, c'est grandiose comme euphémisme : ça vous roule sous les pieds que c'en est à peine croyable. Je l'jure! Probablement une aubaine venue de Chine que je me suis dit, et à «  super bon prix man!  ». J'espère que la compagnie qui leur a passé ce vert sapin, elle s'est fait payer avant le début du Salon… sinon, m'est avis qu'il risque d'y avoir litige…)

Mais, bon, bref, à un moment donné, à la sortie de l'une des nombreuses salles, les flèches dirigent la foule vers l'espace suivant, or, dans cette chambre suivante il n'y a pour tout étal que… Sirius. That's it! Vous n'en avez rien à branler de Sirius? « Tough luck » mon brave, vous y passerez quand même par la salle de sollicitation carabinée de Sirius, « because » c'est là le «  extra-soupeûre connecept  » du Salon de «  Monrialle » !

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Comment se fait-il qu'on ait organisé ce Salon en un aussi chiant labyrinthe? Parce que le Palais des congrès ne dispose pas de salles assez vastes pour loger toute l'exposition? Alors, il fallait aller voir ailleurs! Mais la vraie raison, il me semble plutôt que ce soit la décision d'imposer à tous les visiteurs, ce passage devant les marchands ambulants : «  Man, man,man, un bon deal, moitié prix, les décalques! Non, man, c'pas cher, man!  » ou encore ces filles qui vous tombent dessus pour vous refiler quelque crème pour le cuir ou le vinyle à 20$ l'once… Ou encore ces peaux de chamois en… faux chamois jaune orange, un connecept vieux comme Noé, et qu'on nous offrait déjà, à ce même Salon de l'auto de Montréal, dans les années 1980! Fait chier!

Quand je suis enfin sorti (une bonne fois pour toute) vers 15 heures, la file d'attente pour accéder à la billetterie devait bien faire 200 mètres sinon plus : intérieurement je me disais «  Dieu merci, ça se passe au Québec : si par malheur un débile profond faisait éclater un pétard dans ce couloir du 7 e ciel, il se pourrait, la panique aidant, qu'ils se transforme en « couloir de la mort », leur foutu 7e Ciel… ».

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PS  :
Vraiment pas forts les   représentants ! Aucun ( zéro!) des préposés (une douzaine) à qui j'ai intentionnellement posé la question, « Quel est s'il vous plaît le couple maximum que peut procurer le moteur de cette voiture (le torque) et il est disponible à quelle vitesse-moteur? » que ce soit chez Ford, GM, Nissan, Toyota, Volvo, etc. aucun n'a été en mesure de répondre sans aller d'abord consulter le manuel. Collés, tous!

(Par exemple, le 2 litres de Nissan fait 147lb-pi à 4,800tr/min., alors que le 2,5 litres de la Sentra SE-R produit 180lb-pi à 5,200tr/min. Le « torque », c'est un peu l'équivalent de… la capacité d'accélérer d'un véhicule. Chez Honda, par exemple, on considère le couple comme quelque chose de… purement accessoire et même superflu. Un « dragster » Honda, c'est donc aussi probable qu'une.. tortue de course ; mettons.)


Raymond Chalifoux
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