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LES ALLERGIES SONT EN PROGRESSION!

 
 

En moins de 10 ans, les cas d'asthme ont doublé. Au cours de cette même période, le nombre de personnes souffrant de rhinite allergique a connu une augmentation spectaculaire, affectant plus de 10% des Québécois, jusqu'à 25% à certains endroits.

On accuse la pollution sous toutes ses formes (air, eau, alimentation). Les muqueuses fragilisées et sensibles laissent passer des substances qui ne devraient pas pénétrer l'organisme. Il y a donc un problème de “ barrière ”.

Une hypothèse lancée en 1989 par David Strachan, un chercheur londonien, gagne en crédibilité. Selon son hypothèse, nous vivons dans un monde tellement aseptisé (antibiotiques et vaccins), que cela ne permet pas au système immunitaire des enfants d'atteindre une saine maturation.

On qualifie de rhinite allergique un “ nez qui pique et qui coule ”, associé à une sensation de pression dans les sinus et une irritation des yeux. Cette inflammation des muqueuses nasales et sinusales est déclenchée par un ou plusieurs allergènes (pollen, poussière, poils des animaux, etc.). Lorsque des sécrétions descendent régulièrement dans l'arrière-gorge, cela peut finir par altérer le goût et l'odorat, entraîner une mauvaise haleine, irriter la gorge, déranger l'estomac.

L'utilisation abusive de médicaments décongestionnants ou d'anti-histaminiques peut aggraver l'état des muqueuses nasales et favoriser une rhinite chronique. Ces médicaments soulagent les symptômes, mais assèchent les muqueuses et épaississent les sécrétions. Plus les muqueuses sont fragiles, plus elles deviennent réactives à la pollution et aux odeurs (fumée de cigarette, parfum, feu de bois, etc.)… et plus le nez coule!

Certains aliments et additifs alimentaires sont allergisants et il est recommandé de les éviter : le chocolat, les produits laitiers, les œufs, les arachides, les fruits de mer, les marinades, les colorants alimentaires, les sulfites (que l'on retrouve dans les fruits séchés, le vin et la bière, les bonbons, les jus, les confitures). Les personnes allergiques à l'herbe à poux devraient éviter les melons, le concombre, la courgette et la banane, parce que les protéines contenues dans le pollen de l'herbe à poux ressemblent chimiquement à celles des melons, concombre, courgette et banane.

Que faire pour améliorer la barrière?… améliorer la qualité des muqueuses? Les bioflavonoïdes, en particulier la quercétine, sont fortement recommandés. Lorsque le mucus est épais et bouche les sinus, les enzymes anti-inflammatoires aident à réduire l'inflammation tout en permettant de liquéfier le mucus. Ils sont incontournables. Les vitamines A et C, ainsi que certaines formules homéopathiques aux propriétés anti-histaminiques ou à visée désensibilisante peuvent aider à réduire l'acuité des réactions allergiques.

En ce qui concerne les personnes qui souffrent de rhinite chronique, la thérapie sera personnalisée en tenant compte de la qualité des fonctions digestives et des fonctions d'élimination.

Novembre 2007


Lise Guénette, ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
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