Le 7 janvier 2010, ce titre était à la « une » des nouvelles sur la santé. On pouvait y lire que : « Selon une récente étude basée sur plusieurs essais cliniques conduite par le Dr Jay Fournier, de l’université de Pennsylvanie, ces médicaments auraient des effets très limités contre la dépression légère à modérée. Ils ne feraient une réelle différence que contre les états dépressifs plus graves.
Les résultats sont clairs : les effets des traitements antidépresseurs par rapport aux placebos ont été inexistants ou négligeables chez les patients souffrant d’un état dépressif léger ou plus prononcé, alors qu’ils ont été très forts chez les malades atteints de dépression très grave. Ces résultats surprennent, d’autant plus qu’une majorité des personnes souffrant de dépression légère ou modérée se voient régulièrement prescrire ce type de traitement.
Le fait que les patients doivent souffrir de dépression très grave pour que les antidépresseurs soient réellement efficaces est la conclusion la plus surprenante de notre méta-analyse, souligne le Dr Fournier. Les chercheurs déplorent que ce détail important soit omis dans les messages de promotion commerciale de ces traitements auprès des médecins et du public. » Journal of the American Medical Association -JAMA. 2010;303(1):47-53.
 |
La dépression cacherait-elle un autre problème?
Le manque d’entrain, les problèmes de sommeil, le vague à l’âme, l’irritabilité, les envies de sucre, le moral au plus bas, ne seraient-ils pas la conséquence de certains facteurs psycho-sociaux (séparation, deuil, examen, nouvel emploi, mariage, etc.), d’un excès de stress, d’un usage excessif de stimulants (caféine, drogues, alcool), de malbouffe ou de repas sautés, d’une anémie, d’une hypothyroïdie, d’une hypoglycémie, d’un surplus de poids ou d’un diabète? S’attaquer à la cause des symptômes dépressifs ne serait-ce pas la « vraie solution »?
En 2008, l’Organisation Mondiale de la Santé prévoyait que les problèmes de santé mentale seraient, en 2010, la seconde cause d’invalidité majeure. Nous y sommes!
Des plantes et des Oméga 3
De très nombreuses études confirment que le millepertuis est aussi efficace que les molécules chimiques d’antidépresseurs dans les cas d’anxiété ou de dépression légère à modérée sans entraîner d’accoutumance et sans les effets secondaires des médicaments. Les médecins allemands prescrivent l’extrait de millepertuis 8 fois plus que le Prozac.
Associés à quelques correctifs dans vos habitudes de vie, les Oméga 3 riches en EPA et le millepertuis, tous deux reconnus bénéfiques pour éloigner la déprime, peuvent vous aider à retrouver le moral.
Janvier 2010
Lise Guénette,
ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
Tous droits réservés ©