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DÉPENDANCE AUX « BENZODIAZÉPINES »

 
 

Psychotropes connus sous les noms d'Ativan, Serax, Restoril, Xanax, Dalmane, Mogadon, Valium, Halcion, les benzodiazépines sont très souvent prescrits contre l'insomnie, l'anxiété, certaines phobies et même les spasmes musculaires.

Dans la revue Châtelaine d'avril 2004, un article de Chantal Éthier nous explique ce qui suit : « En 2003, les pharmaciens détaillants ont exécuté 4,9 millions d'ordonnances de benzodiazépines au Québec seulement. C'est sans compter les doses qui sont données aux patients dans les hôpitaux et les centres de soins de longue durée!

Saviez-vous que les benzodiazépines peuvent aussi provoquer une dépendance physique en quatre à six semaines? Résultat : le jour où l'on cesse leur utilisation, l'organisme réagit en produisant des symptômes de sevrage semblables aux problèmes qu'on voulait traiter au départ. Après un délai de quatre semaines l'effet des benzodiazépines diminue, alors que les risques d'en devenir dépendant augmentent… il est tentant, pour conserver le même effet, d'augmenter la dose.

Ces médicaments sont-ils vraiment efficaces? Une vaste étude, menée en 2000 par l'Association médicale canadienne et l'Association pharmaceutique canadienne, a de quoi laisser perplexe : les benzodiazépines ne prolongeraient la durée du sommeil que d'une heure en moyenne. « De plus, ils perturbent les cycles du sommeil en diminuant les stades 3 et 4 du sommeil profond, celui qui est le plus réparateur », ajoute la docteure Louise Duguay, psychiatre spécialisée en toxicomanie au CHUM. Ces médicaments sont utiles, mais sur une très courte période seulement. » « Et puis, ajoute la psychiatre, quelle est la cause de votre insomnie? Si c'est la dépression, vous seriez mieux avec un antidépresseur. »

Les antidépresseurs sont-ils sans danger? Dans son livre intitulé « La Sagesse de la Ménopause », la docteure Christiane Northrup écrit ceci : « N'importe quelle drogue destinée à modifier la chimie du cerveau et consommée sur une longue période de temps est susceptible d'entraîner des effets secondaires. De plus, plusieurs psychotropes populaires sur le marché présentement sont trop récents pour que quiconque puisse affirmer sans l'ombre d'un doute qu'ils ne présentent aucun danger à long terme. »

« Servirons-nous encore une fois de cobayes? » termine Chantal Éthier dans son article.

Surmenage, stress intense, consommation abusive d'excitants (café, alcool, cigarette, sucre), hypoglycémie ou état prédiabétique, SPM difficile, ménopause difficile, dépression saisonnière, insomnie, etc. : un ou plusieurs de ces facteurs peuvent vous affecter au point de craquer… et on ne craque pas à cause d'une carence en médicament. Si vous en êtes à votre premier épisode dépressif, certains suppléments et correctifs dans vos habitudes de vie peuvent vous aider à retrouver l'équilibre perdu. N'hésitez pas à demander conseil.

Les suppléments qui aident à combattre la dépression et favorisent un meilleur sommeil : le millepertuis, le 5-HTP, certaines vitamines (B-6, B-12, biotine, acide folique), les Oméga-3, la laitance de poisson, la mélatonine, la valériane, la passiflore.

Novembre 2007


Lise Guénette, ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
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