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AVEZ-VOUS DE LA DIFFICULTÉ À PERDRE DU POIDS?
… SURTOUT AUTOUR DE LA TAILLE?

 
 

Les cellules adipeuses qui s'accumulent autour de la taille sont différentes de celles des autres parties du corps. Ces cellules sont actives et produisent de nombreuses hormones dont la leptine, les œstrogènes, la grehline, etc. Les oestrogènes, comme l'insuline, le cortisol et les hormones thyroïdiennes sont des hormones qui ont une influence sur le gain de poids. La plupart des régimes ne tiennent pas compte des facteurs hormonaux qui sont à l'origine de l'embonpoint et cela explique pourquoi ils ne sont pas efficaces.


LA RÉSISTANCE À L'INSULINE ET L'OBÉSITÉ ABDOMINALE

L'insuline est une hormone hypoglycémiante sécrétée par les cellules du pancréas. L'insuline agit à la manière d'une clef qui permet l'ouverture des cellules pour y laisser entrer le glucose en circulation dans le sang. Si l'insuline n'arrive pas à ouvrir la porte de la cellule, elle se retrouve alors en quantité trop élevée dans le sang. À la longue, plusieurs cellules cessent de réagir à la présence et à l'effet de l'insuline (résistance à l'insuline), sauf les cellules adipeuses de la région abdominale.

Lorsque l'insuline reste trop élevée trop longtemps dans le sang, son excès favorise l'inflammation. L'organisme appelle alors les pompiers… « le cholestérol »… pour apaiser l'inflammation. La solution n'est certes pas de tuer les pompiers, mais de s'attaquer à la cause, la résistance à l'insuline.


MESUREZ VOTRE TOUR DE TAILLE

Le risque de résistance à l'insuline augmente si votre tour de taille excède :

  • pour une femme : 31.5 pouces (80 cm)
  • pour un homme : 37 pouces (94 cm)

Le risque de développer un diabète de type II augmente si votre tour de taille excède :

  • pour une femme : 35 pouces (89 cm)
  • pour un homme : 40 pouces (102 cm)

Si ces mesures s'ajoutent à un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 26, les risques de souffrir de maladies cardiovasculaires, d'hypertension, de syndrome métabolique, de diabète, d'hypercholestérolémie, d'inflammation chronique, augmentent.


LE CERVEAU ET LA GLYCÉMIE

Le cerveau est très vulnérable aux fluctuations de la glycémie. Il consomme près de 70% du glucose sanguin. Si le taux de glucose descend trop bas, le cerveau vous enverra rapidement un signal de faim. Si vous ne répondez pas à sa demande, il accentuera les signaux d'alarme : tremblements, difficulté de concentration, irritabilité, maux de tête, etc.

Si vous mangez des aliments sucrés ou buvez du café pour répondre à sa demande, vous accentuez le phénomène de résistance à l'insuline. Dans une étude menée à l'Université Queen's en Ontario, des chercheurs ont découvert que la consommation d'une dose équivalant à deux ou trois tasses de café par jour augmentait de 33% à 37% la résistance à l'insuline.

IL N'EXISTE PAS DE PILULE MIRACLE! VOS HABITUDES DE VIE DOIVENT CHANGER, car grâce à elles, vous pouvez diminuer les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète de type II de plus de 40%. Il vous est recommandé :

  1. d'adopter une alimentation riche en fibres, faible en gras et réduite en aliments dont l'index glycémique est élevé.
  2. de pratiquer une activité physique quotidienne d'un minimum de 30 minutes.
  3. de limiter votre consommation d'alcool.
  4. de cesser de fumer.

 

INDEX GLYCÉMIQUE
L'index glycémique permet de classer les aliments en fonction de l'élévation du taux de glucose sanguin qui survient après leur ingestion. Plus l'index glycémique est élevé, plus l'aliment est considéré « hyperglycémiant », c'est-à-dire qu'il provoque une grande production d'insuline, ce qui entraîne le stockage de glucose sous forme de graisse.

Par exemple, les « desserts sucrés », les friandises, la crème glacée, sont des aliments à index glycémique élevé… principalement parce qu'ils ne contiennent pas de fibres. C'est la raison pour laquelle la farine blanche possède un index glycémique plus élevé que celui de la farine de blé entier. C'est la même chose pour les fruits qui, comparativement aux jus de fruits, ont un index glycémique peu élevé parce qu'ils contiennent des fibres.

 

PLUS DE FIBRES
La consommation de fibres aident à combattre la résistance à l'insuline. Santé Canada recommande 35 grammes de fibres par jour. L'idéal serait d'atteindre de 50 à 75 grammes par jour. Malheureusement, la consommation moyenne des canadiens se situe autour de 3 à 5 grammes par jour.

 

DES TESTS CLINIQUES CONCLUANTS
Certaines fibres solubles, brevetées sous la marque PGX, un mélange tout à fait unique extrait de la racine de Konjac, des algues marines, de la gomme de xanthane, ont donné d'excellents résultats au terme de nombreuses années de recherche avec des milliers de participants. La consommation de ces fibres avant chaque repas peut aider à perdre du poids, rééquilibrer la glycémie, réduire jusqu'à 50% de l'indice glycémique des aliments, rétablir la sensibilité à l'insuline, diminuer les fringales et abaisser les taux de cholestérol.

L'appétit est régulé par le volume du repas et non pas par l'apport calorique. Les fibres permettent, sans augmenter l'apport calorique, d'augmenter le volume du repas.

En plus des fibres, pour lutter contre la résistance à l'insuline, certains produits naturels peuvent vous aider. Les formules qui contiennent de l'extrait de cannelle, du chrome, de l'acide alphalipoïque, des omégas 3, complètent bien une thérapie naturopathique efficace.

Juin 2008

 


Lise Guénette, ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
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