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« PIERRES AUX REINS »

 
 

Quand on parle de calculs rénaux à une personne qui en a déjà souffert, son visage se crispe de douloureux souvenirs. Les calculs rénaux, communément appelés « pierres aux reins », sont le résultat de la cristallisation de différentes substances présentes dans l'urine.

Les reins assurent l'élimination de déchets azotés comme l'urée, l'acide urique et la créatinine, ainsi que celle de l'ammoniaque, des excès de sel et de sucre. La formation du cristal, premier stade de la lithiase, est favorisée par des concentrations urinaires excessives de substances capables de se solidifier. Petit à petit, le calcul se construit et sa présence peut être confirmée par des examens radiologiques. 70% des calculs sont formés de calcium et d'oxalate.

Trop petit pour rester en place et trop gros pour être évacué en urinant, le calcul peut rester coincer entre le rein et la vessie, et déclencher ainsi une crise de colique néphrétique. L'augmentation de pression créée par l'obstacle entraîne une douleur brutale qui irradie dans la région lombaire, le bas-ventre, les organes génitaux et les cuisses. L'inflammation de la muqueuse peut laisser échapper quelques saignements. Au bout de quelques minutes, voire quelques heures, le calcul est émis et la douleur disparaît. Si la douleur persiste ou qu'elle s'accompagne de fièvre, une hospitalisation peut être nécessaire.

La Fondation canadienne du rein estime que les calculs rénaux touchent près d'un homme sur dix au Canada et sont trois fois plus fréquents chez l'homme que chez la femme. Comme la moitié des personnes qui ont déjà eu un calcul risquent d'en avoir d'autres, la prévention est importante.

LA PRÉVENTION PAR L'ALIMENTATION
Les excès alimentaires, qu'ils soient protéiques (viandes), caloriques (gras), ou glucidiques (sucres), peuvent favoriser la formation de calculs.

  • Une trop grande consommation de viandes apparaît aujourd'hui comme un facteur majeur de la formation de calculs, car elle tend à élever la concentration de calcium, d'oxalate et d'acide urique dans les urines.
  • Un apport élevé en sel augmente aussi la présence de calcium dans les urines.
  • Également en cause : une alimentation trop sucrée car elle entraîne une libération importante d'insuline dans le sang. Celle-ci, par un mécanisme particulier, accroît la concentration de calcium dans les urines.
  • Certains aliments sont à éviter : le chocolat, le café, le thé, les épinards, les asperges, la rhubarbe, le jus de tomate (et le V-8), les jus d'orange, de pamplemousse et de pomme, le vin blanc.
  • D'une manière générale, il faut augmenter sa consommation de fruits et de légumes, réduire sa consommation de produits laitiers, boire beaucoup d'eau en choisissant une eau faiblement minéralisée (1½ à 2 litres par jour).

LA PRÉVENTION PAR LES PLANTES

  • La RACINE DE RUBIA (ou garance) permet d'éviter la cristallisation de microsédiments tels les bi et tricalciques phosphatés souvent rencontrés dans de nombreuses lithiases rénales.
  • La BUSSEROLE possède des propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires des voies urinaires. Son action diurétique permet d'atténuer la rétention. La busserole jouit en plus d'une réputation remarquable dans le traitement des infections urinaires.
  • D'autres plantes comme le pissenlit, l'ortie, le chiendent, le persil, le bouleau, la pariétaire (appelée casse-pierres) ou l'aubier de tilleul peuvent être utilisées efficacement.

À TITRE PRÉVENTIF, l'idéal est d'utiliser, en cure d'une à deux semaines par mois, une formule qui regroupe quelques-unes de ces plantes. Les personnes sujettes aux lithiases rénales devraient également inclure dans leurs habitudes quotidiennes la prise de magnésium. Celui-ci permet d'augmenter la solubilité du calcium dans l'urine, évitant ainsi la formation de pierres.

 

Avril 2008

 


Lise Guénette, ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
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