Ça mange quoi ça en hiver? Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont parmi les médicaments les plus prescrits pour soulager les problèmes d'acidité de l'estomac et soigner les ulcères gastriques. Les IPP (Losec, Nexium, Prevacid, Pantoloc, Pariet, etc.) sont des molécules qui détruisent la pompe à protons, une enzyme qui permet la sécrétion acide.
L'acide produit dans l'estomac joue un rôle important dans la décomposition des aliments et surtout, permet une absorption maximale du calcium. Il faut aussi savoir qu'un des premiers rôles de l'estomac est de détruire les bactéries et que pour ce faire, il doit être acide. Les muqueuses de l'estomac sont naturellement protégées contre l'acidité. Certains facteurs, comme un stress intense et répété, les excès de table, le lait, la nicotine, la caféine, certains médicaments (aspirine, anti-inflammatoires), les excès d'alcool, une infection chronique (sinusite chronique), peuvent influencer les sécrétions gastriques et irriter l'estomac.
LA PRISE D'ANTIACIDES HAUSSE LES RISQUES DE FRACTURE DE LA HANCHE titrait La Presse, mercredi le 27 décembre 2006. “ Les auteurs de cette étude ont examiné les dossiers médicaux de plus de 145,000 patients en Angleterre. Conclusion : les patients ayant pris des inhibiteurs de la pompe à protons pendant plus d'un an avaient un risque de se fracturer la hanche supérieur à 44% à celui des non-utilisateurs. Les chercheurs avancent une autre explication : en réduisant l'acidité dans l'estomac, ces médicaments rendent aussi plus difficile l'absorption de calcium, ce qui peut fragiliser les os et favoriser les fractures.”
Une autre étude publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne le 6 juillet 2004 nous apprend que le risque de diarrhée associée au C. DIFFICILE était plus élevé chez les patients qui utilisaient des inhibiteurs de la pompe à protons. L'auteur a découvert que les patients traités aux antibiotiques et aux inhibiteurs de la pompe à protons étaient au-delà de deux fois plus susceptibles de contracter l'infection que ceux qui n'utilisaient que des antibiotiques. Cette étude a été conduite dans un hôpital universitaire de Montréal auprès de 1,187 patients. D'autres chercheurs ont aussi fait état du risque de l'association “ antibiotiques et IPP ”.
Aucun médicament n'est inoffensif. Ne laissez pas les problèmes digestifs gâcher votre quotidien. Informez-vous! Il existe d'autres solutions, plus naturelles et plus douces.
Mars 2008
Lise Guénette,
ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
Tous droits réservés ©