Riesling Henry of Pelham Reserve Short Hills Bench VQA 2006 (283291 - 15$)
Chardonnay Proprietor's Reserve Henry Pelham Niagara 2005 (252833 - 16$)
« Eh ben mon vieux, Gros Impact! - comme dirait le gars dans l'annonce de pare-brise! Serait-ce là le message qu'une petite mise à jour en territoire.. niagaran s'impose? Probablement! » que je me suis dit intérieurement. Car sauf pour une saucette chez Le Clos Jordane en 2006 et cette visite éclair en octobre 2007 (une matinée pluvieuse passée à visiter les installations de Hidden Bench Vineyards, à Beamsville, en compagnie du winemaker - Jean-Martin Bouchard, un jeune Québécois très prometteur) je n'ai pas vraiment parcouru la vallée des Chutes depuis l'automne 2002. Or, coup sur coup, les trois vins que je venais de goûter, la semaine dernière, semblaient démonter hors de tout doute qu'ils n'ont pas passé les dernières années à faire du sur place, les winemakers de la Vallée du Niagara! Même cette cuvée de Baco Noir de Pelham que je n'ai jamais pu piffer , me semblait tout à coup fort intéressante parce que moins tannique, moins grossière, et adéquatement parfumée; alors c'est vous dire.
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Mais, soyons honnête, le gros impact est venu d'abord des deux blancs secs, le Chardonnay Reserve et le Riesling; surtout le Riesling, qui goutait tout à fait comme. un sujet de chronique. Et voici pourquoi : les rieslings du Nouveau Monde me semblent rarement séduisants. Même ceux, nombreux, goûtés en Nouvelle-Zélande en 2007 - un endroit pourtant réputé pour les blancs vifs - m'avaient laissé sur mon appétit. Ces rieslings, il leur manque chaque fois cet arôme rappelant vaguement la gelée de pétrole, et ce je ne sais quoi qu'ont la plupart du temps les rieslings allemands et alsaciens; un sorte de tension, de nervosité qui rafraichit la bouche, allume les plats de poisson, et, à chaque gorgée, vous comble d'évanescents petits bonheurs fleuris... Le Chardonnay Reserve ne donne pas sa place non plus : aussi vif et structurellement impeccable que le riesling, il a cette gueule de blanc de région fraîche , soit le seul profil capable d'étancher la soif, pendant l'été. Il est donc allé rejoindre son confrère sur ma liste d'emplettes « estivales » : allez, les Pelham, on se reverra les soirs de canicule!
Finalement, je tiens à vous parler aussi du Zinfandel Rosenblum Californie 2006 (10252041 - 20$) parce que la saison du barbecue vient de commencer. Jeudi dernier, on l'a goûté en compagnie de sept autres « zins » (dont certaines quilles valant deux fis plus cher!). Et le fruit qu'il offre est tel, qu'il a vraiment brillé au milieu du lot ce Rosenblum. Il propose exactement ce que ce cépage a de mieux à offrir : du fruit à vous en faire pisser aux commissures! Par ailleurs, comme ses tanins sont plutôt fins, vous pouvez vous permettre de le servir autour de 15 degrés; alors ne vous privez pas!
Raymond Chalifoux
30 avril 2009
Publié dans le journal ICI, Québécor média
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