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Nouveau rosé!

 
 

Domaine Lerys Prestige Fitou 2005 (976852 - 17.65$)

Grosse nouvelle
Imaginez un peu ceci : la semaine dernière, «  Ben Deuxfoishuit  » interrompt momentanément la récitation de ses insanités sur le condom et le sida pour dire « Ah oui, sachez que suite à nos fructueux entretiens, le Vatican et La Mecque vont bientôt fusionner! »   Impossible! Eh bien, voici qui est tout aussi inimaginable pour les vignerons de la Provence : les représentants de leur pays ont eux aussi , fin janvier, voté en faveur de l'autorisation d'élaborer dorénavant des vins rosés à partir d'un mélange de vin blanc et de vin rouge; du jamais vu dans ce pays sauf pour le Champagne. Le vote final se tiendra le 27 avril et doit-on vous dire que la Provence est montée aux barricades? Aujourd'hui, là-bas - et ce, même à Bandol - 80% de la vendange rouge sert en fait à faire du vin rosé, « tendance » comme jamais, et la région roule sur l'or... Une affaire à suivre!

Petite nouvelle
Lundi dernier, ce fut un plaisir que d'interviewer Phillip Laffer, le vinificateur en chef de la gamme australienne Jacob's Creek. Je sais que les onologues australiens ont horreur de cette image de « Crocodile Dundee » qui leur colle à la peau, mais, leur franc-parler, cette façon qu'ils ont de ne pas se préoccuper des fleurs du tapis, les rend très attachants. Phil Laffer était donc ici pour le lancement d'un Jacob's Creek élaboré à partir de syrah, de cabernet et de tempranillo - The Three Vines - qui dans toute l'Amérique du nord, ne sera vendu qu'au Québec. Pourquoi? Parce que «  wine is better understood here than anywhere else in North America  » ( ici, vous comprenez le vin mieux que quiconque en Amérique) a répondu Laffer. Vous aurez saisi que cette cuvée est délibérément d'inspiration européenne : il s'agit d'un sympathique petit rouge sans la moindre lourdeur, bref, un fort bel ajout à la gamme Jacob's. Ce vin sera en magasin d'ici une dizaine de jours, au coût de 16.90$ .

Belle nouvelle
Combien de fois par année vous arrive-t-il de sortir d'un resto en vous disant « Wow, ça a été parfait! » ? Alors voilà, même si la critique de restaurants, au ici , ce n'est pas mon rayon, je dois vous faire part de cette découverte. Le mec a acheté un resto minable, il a tout foutu en l'air et a reconstruit sur deux niveaux, avec trois foyers, et il a changé le nom. Le mois dernier, il a embauché un nouveau chef, Steve Bergeron, 49 ans, diplômé - entre autres - en chimie alimentaire. Bergeron a été durant quatre ans le chef personnel de Jeanne Sauvé, (oui, l'ancêtre de Michaelle) il a ouvré aux fourneaux de la délégation du Québec en Belgique et, accessoirement, dans une douzaine d'autres pays. La focatia maison, la ballottine de volaille, la paillarde de bouf, les frites (débiles!), la glace à la vanille nappée de fraises et de poivre vert, tout, était é-coeu-rant, et on a tripé sur une bouteille de Domaine Lerys Prestige Fitou 2005. Passé en carafe, au bout de 30 minutes, ému mais en voix, il chantait à tue-tête la beauté de son Midi natal. « Le Napoléon » (de Napoléon Bourassa, père d'Henri et gendre de L-J Papineau..) c'est à Montebello, au 437 rue Notre-Dame.

 

Raymond Chalifoux
26 Mars 2009
Publié dans le journal ICI, Québécor média
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