Shiraz/Tannat Don Pascual Reserve 2007 - (10748371-12$)
Tannat Don Pascual Reserve 2007 - (10299122-12$)
« Ouach, penche-toi et regarde ça chérie : « check » la couleur de la rivière, et « check » l’eau de la baie qui est brune elle aussi… Et regarde, ça se répand même le long de la côte : une tite baignade en Uruguay ou en Argentine? Non messi! »
Il y a de ces images qui vous restent en tête à jamais : Par temps clair, quand l’avion qui vous a amené descend vers l’aéroport de Buenos Aires, vous pouvez voir clairement cette grande baie, le Rio de la Plata, qui est en fait l’estuaire ou l’ultime segment des rivières Parana et Uruguay qui, chacune, charrie ses volumes de sédiments : du côté sud-ouest, c’est l’Argentine; et l’immense agglomération à l’extrémité intérieure de la baie, c’est Buenos Aires tandis que du côté nord-est c’est l’Uruguay, mais Montevideo, la capitale, est plutôt située tout à l’entrée de la baie et elle affronte le grand bleu, soit l’Atlantique. Et si vous voulez savoir où se trouve la principale région viticole de l’Uruguay, vous pointez Montevideo puis vous montez en ligne droite vers le nord d’une trentaine de kilomètres…
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Je n’ai pas encore visité l’Uruguay viticole : avec une dizaine de milliers d’hectares en tout et pour tout, ça ne vaut tout pas encore le détour… Mais surtout, c’est que la viticulture, là-bas, est encore au… jardin d’enfance, c'est-à-dire que les producteurs, ne sachant pas encore (à l’exception du tannat, bien entendu) cultivent un chapelet de cépages différents, afin de voir à l’usage ce qui conviendra le mieux à leur terroir. Alors, on va leur laisser le temps de trouver… N’empêche, les vins d’Uruguay - ici, une petite trentaine - se vendent assez bien, leurs principaux atouts étant une qualité fort correcte et un prix en-dessous de ce qu’exigent les Honda, Toyota, ou Nissan de la catégorie, si vous voyez ce que je veux dire… Mais les tarifs exigés se comparent à ceux de plusieurs Espagnols, Portugais ou Italiens du sud, diriez-vous? Ouais, mais ça, ça s’appelle du « pôôôsitionnement de produit » selon moi. Voyez-vous, l’Euro étant à 1.5$ canadiens et le peso d’Uruguay à 0.52$, si les Don Pascual, avec ce qu’ils offrent comme qualité, se vendaient à 6$, eh bien la SAQ, elle ne vendrait pas autre chose et ce jusqu’à épuisement des stocks, kapich? Ceci dit, ces deux Don Pascual sont quasiment de couleurs identiques, ce sont des vins simples mais bien faits et si le premier (le shiraz-tannat) me semble plus achevé, comme dans plus ronnd, plus souple, plus aromatique (en bouche) avec des tanins plus polis, le tannat tout court – pour avoir pris les deux en mangeant et « deux » fois chacun, s’est extrêmement bien débrouillé, sachez-le, avec les viandes rouges simples. Mais, le mieux, c’est que ni l’un ni l’autre ne m’a semblé « sur-trafiqué » ou « arrangé avec le gars des vues », comme c’est trop souvent le cas chez les rouges vraiment peu chers…