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Un Z et trois B

 
 

Cabernet-Sauvignon Benziger Sonoma 2005 (857706 – 27$)

Tous les scribes vous le diront, des fois ça part tout seul et ça roule sur les chapeaux de roues, alors que d’autres soirs on rame à en crever. Ces soirs-là, on a intérêt à se poser la question primale qui est « Ok chose, cette fois, c’est quoi ton message? ». Vous noterez ici le singulier, car comme l’espace nous est chichement compté, on doit se limiter à un seul « os » par chronique. Ceci dit, le titre d’aujourd’hui peut laisser croire que des messages, cette fois j’en ai quatre. Nenni! L’unique propos de cette semaine c’est celui-ci : « Voici en cette fin d’année 2008, ce que je dois absolument vous dire… ».

Le « Z »,  il est pour la famille Italienne Zonin. Au Salon des vins de Montréal 2008 j’ai tellement aimé les vins goûtés à leur étal que, sachant que je passerais par-là en mai, j’ai demandé à visiter leurs propriétés toscanes Tenuta Rocca di Montemassi et Castello d’Albola. Et là, mes attentes, ils n’en ont fait qu’une bouchée. Emballé complètement, j’ai demandé à visiter aussi Castello del Poggio, leur domaine piedmontais. Là, j’imagine qu’ils avaient senti que j’étais accroc et ils m’ont envoyé pour guide, un des fils Zonin. Après « comment allez-vous? », la deuxième question que j’ai posé à ce monsieur  a été  « Comment décrire Zonin en trois mots? ». Sa réponse a été : « We over deliver! » - ce qui signifie que les vins Zonin sont chaque fois de super « Z’achats »..  Je m’étais juré de ne pas finir l’année sans vous raconter, alors voilà qui est fait. Dans SAQ.com, à part « Zonin », googlez les noms que je viens de citer; et j’insisterai enfin sur la qualité du « Prosecco » - un mousseux à bon prix -, (10540421) du Chianti Classico Riserva 2004 (10254717) et surtout, surtout, du « Brachetto » (10970318) ce mousseux vaguement doux, très vif, une petite bombe à plaisir, hyper originale, gorgée d’affriolants arômes qui rappellent les parfums de l’œillet. Ce Brachetto était mon premier « B ».

Le deuxième est pour « Barbera ». Monsieur Tino Colla - il produit chez Poderi Colla des vins parmi les plus sains qu’on puisse trouver -  aime bien répéter que les vins du Piedmont italien, ce sont des vins pour les Québécois : parfaitement d’accord, sauf que vous en achetez si peu - et notamment de la Barbera -, que vous semblez l’ignorez. Cette Barbera, avec cette fraîcheur naturelle qui est la sienne, à table, il n’y a pas mieux. Les 2004 sont époustouflants, et évitez de payer moins de 15$ car la Barbera « cheap » est imbuvable.

Finalement, mon troisième « B » est pour « Benziger », cette famille de vignerons californiens qui travaillent dans le plus grand respect de l’environnement depuis plus de quinze ans. La SAQ offre présentement cinq de leurs cuvées, mais les quantités sot tellement petites que ça ne durera pas bien longtemps… Nous, on a repris hier du Cabernet sur un rôti bien tendre nappé d’une sauce forestière : il est pur fruit, ce rouge, doté d’une trame tannique veloutée d’arômes de cassis et de cerise francs, très persistants et je l’avais passé en carafe 30 minutes avant qu’on se mette à table.

Raymond Chalifoux
11 décembre 2008
Publié dans le journal ICI, Québécor média
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