Ça y est, c’est reparti : les élèves sont de retour en classe, les journées - déjà - raccourcissent à vue d’œil, les nuits sont plus fraîches, et cette chronique vous revient après l’intermède des vacances d’été. Un été qui, cette fois, a été particulièrement… « terrible »; « mouilleux » comme jamais, et qui tant de fois m’a rappelé feue ma vieille mère qui à l’aube de ses 90 ans aimait répéter - faisant allusion à sa propre vie - « Mais, ça ne peut pas être l’automne, je n’ai pas eu d’été! ». Et elle ajoutait du même souffle « La vie est si courte, profitez bien des plaisirs qu’elle vous offre! »
Or, le plaisir, c’est bien là le propos de cette chronique… Le vin est un univers où foisonne le plaisir, certes, mais c’est aussi un monde fort complexe où la déconvenue peut vous « attendre dans le détour ». Alors, encore cette saison, je m’emploierai à porter à votre attention celles qui, dans cette mer de bouteilles – toutes si semblables -, peuvent vous apporter ces petits moments de saine joie que vous méritez tant…
Un bon blanc
Chardonnay Errazuriz Wild Ferment Casablanca 2007 (860213 – 22.75$)
Nous l’avons pris deux fois ces dernières semaines sur du poisson blanc et des fruits de mer : il offre une vivacité remarquable, un spectre aromatique riche, large, bien défini et une présence faite de douceur et de fermeté : du très bon Chardonnay!
Deux rouges bien « vifs »
Si vous demandez l’avis d’un vigneron il vous dira que le réchauffement de la planète, ce n’est pas « une histoire de ma grand-mère » et que les vendanges sont aujourd’hui devancées de deux à trois semaines. Et les vins venus de ces vendanges précoces, sont moins « frais » et plus riches en alcool. Or, ces vins nouveau genre sont aussi moins faciles à apprécier - à table, s’entend. Alors voici deux spécimens qui pourront « convoler » avec à peu près tout ce qui vous plaira de leur présenter. Le premier est le Brouilly Château de Pierreux Mommessin 2007 (10754421 – 19.65$). On reproche parfois aux Beaujolais d’être vendus un peu cher pour des vins aussi… roturiers. Or il faut se rappeler que le Gamay (le cépage du Beaujolais) ne peut être ramassé à la machine et que les ouvriers, de nos jours, coûtent cher… Ce Brouilly vous propose un volume incomparable de fruit rouge bien vif et bien franc. Il sera parfait avec vos plats de pâtes, toutes sauces confondues.
Le suivant, le Merlot/ Cabernet-Sauvignon Alpha Domus Hawkes Bay 2004 (10826535 – 21.00$) est élaboré par une équipe de génie que j’ai eu le plaisir de rencontrer sur place l’an dernier en Nouvelle-Zélande : des jeunes (certains n’ont pas 30 ans) - tellement timides et pourtant si talentueux… À la lumière de ce qu’ils nous ont servi là-bas, ces jeunes, ils feront un malheur, ça c’est sûr... Ils nous proposent ici un assemblage merlot-cabernet étincelant, presque « affriolant » tant le fruit est acéré, croquant et bien serti dans une trame finement travaillée. (Les eux rouges sont disponibles rue Jean-Baptiste Rolland.)