Vale da Judia Terras do Sado 2006 (10513184 – 10.35$)
Celui-là, je vous dirai d'entrée de jeu qu'il a passé avec succès mon… test à l'acide : il a été bu sur une période de trois jours - donc séjours au frigo, en bouteille entamée et non bouchée, entre les prestations - et avec trois plats différents, soit du sushi, des pétoncles et un banal sandwich de poulet froid; et c'est dans ce dernier cas que je l'ai, quant à moi, préféré. (Ma blonde, elle, l'a bien aimé sur l'entrée de gros pétoncles.)
Il s'agit d'un blanc quasi incolore, élaboré avec le cépage Moscatel - un clone de muscat répandu au Portugal - relativement peu aromatique pour un muscat, adéquatement frais, et qui à ce prix, est vraiment dur à battre. Je vous le recommande donc sans la moindre arrière pensée, en guise d'apéro ou sur des entrées froides, simples, donc pas trop relevées. Encore une fois, pour dix piastres, ce petit blanc est un très, très bon achat.
Maurel Vedeau Chardonnay Vin de Pays d'Oc 2006 (10845541 – 11.15$)
Un autre achat hors de l'ordinaire que ce Chardonnay du Pays d'Oc 2006, d'une belle teinte or plus que soutenue , aux arômes de raisins bien mûrs, goûteux, désaltérant et si peu cher qu'en plus des saveurs et des parfums, il vous procure aussi cette petite joie - non négligeable - venue de la conviction d'avoir fait un « très bon deal »!
Pareille aubaine, vous fait vous demander par ailleurs, comment il se fait que tant de gens achètent tant de vins médiocres - et aux origines douteuses -, dans les magasins d'alimentation…
Chardonnay / Albarino Raimat Costers del Segre 2006 (10845841 – 13.70$)
Dégusté deux fois : la première fois j'ai bien aimé; la deuxième fois j'ai adoré…
Le nez, complexe, recèle des arômes de fruits et de vanille tel qu'on en trouve, ma foi, dans le 7-UP, et le Cream Soda… La bouche est éminemment ronde, fraîche plutôt que vive, et à ce tarif, il n'est vraiment pas aisé de trouver mieux : achetez!
Chardonnay/Viognier The Arrogant Frog Vin pays d'Oc 2006 (10915301 – 13.80$)
Goûté quatre fois. Absolument séduisant. Achetez! (Servi au Salon des vins, certains ont cru qu'il coûtait au moins 20$... Conçue pour plaire au plus grand nombre, ce petit blanc du pays d'Oc frappe en plein « dans l'mil ! ».)
Les Fiefs d'Aupenac Saint-Chinian 2006 (10559174 – 17.75$)
D'une belle couleur or, dense et même… foncée (venue du passage sous bois neuf?). Le premier nez est fortement marqué par l'élevage (on dirait des arômes de colle à linoléum..). En bouche, ça fleure bon la tartinade à la pomme jaune et à la poire, c'est comme vaguement sucré et fort agréable d'autant que la fin de bouche est si longue… Ce blanc, j'en reprendrais volontiers, bien frais, sur une terrasse, accompagné d'un bon sandwich fait de blanc de poulet et d'avocat, le tout relevé d'à peine un soupçon de sauce miel et moutarde.
Chardonnay Bramìto del Cervo Castello della Sala Umbria 2006 (10781971 – 21.35$)
Bon nez d'ampleur moyenne, sur le fruit, avec, au second et au troisième paliers - venus de l'élevage -, (quoi d'autre?) des arômes rappelant et le cèdre et la cendre. Intéressant.
En bouche, oh la la (!) quelle entrée en matière (!) c'est quasi caricatural (!) : on jurerait des bonbons à la poire et à la limette! À la fois particulier et.. délicieux!
Beaune Louis Jadot 2004 (10556803 – 32.75$)
Wow, quelle abondance! Superbe premier contact olfactif, fait de bon bois, de fruit mûr, et de lies fines « masterisées »… Quel winner! En bouche, la chair étonne tant elle est généreuse… Du très bon Bourgogne blanc, à un tarif accessible à la plupart des bourses; et qu'on le redise, les bons blancs de Bourgogne sont de réelles majestés, et qui n'ont rien à voir avec les communs… Chardonnays.
Domaine la Moussière Sancerre 2007 (033480 – 26.40$)
Ce Sancerre d'Alphonse Mellot, je l'ai bu la même semaine (à trois jours d'intervalle) que le Sancerre suivant, celui de Jean-Marie Bourgeois. Ces messieurs sont deux ligériens qui aiment vraiment le Québec et qui passent nous voir ici chaque année, et depuis des années.
Ce Domaine La Moussière, lui aussi il a été bu sur deux jours et sur deux plats différents, soit des coquilles de fruits de mer et une assiette de poissons blancs. (Lise et moi, nous aimons beaucoup les entrées de poisson - au sens très large - et ça fait notre ordinaire au moins trois sinon quatre fois par semaine…)
Je dirais, pour que vous saisissiez un peu le style qui a été privilégié chez ce Sancerre de Mellot, qu'en bouche (veuillez ici faire abstraction du cépage) je lui ai trouvé des airs de Chablis Premier Cru… et que de ce fait, ce grand élancé, ce grand nerveux, sera - m'a-t-il semblé - plus accessible après une ou même deux années supplémentaires en bouteille…
En réfléchissant aux caractères fort différents de ces deux Sancerre (qui, notez bien, sont de millésimes différents) il m'est venu cette image que le La Moussière a une gueule de lévrier alors que le MD de Bourgeois aurait plutôt l'allure d'un Golden Retriever… Les deux ont de la race à revendre, mais « au jour d'aujourd'hui » comparé à son homonyme nivernais, le MD paraîtra plus accessible et plus facile à aimer dès le premier contact…
Le MD de Bourgeois Sancerre 2006 (00967778 – 34.75$)
Sachez-le dès maintenant, j'ai franchement adoré ce Sancerre. Je l'ai servi en atelier portant sur les vins blancs de la Loire et mes notes révèlent quelques superlatifs tels « Délicieux! » « Encore! » « Quelle opulence! à l'aveugle j'aurais pu confondre avec un Sauvignon de région bien plus chaude… », etc.
J'ai interrogé Jean-Marie Bourgeois lors de son passage au récent Salon des vins et il m'a confirmé que ce 2006 est en effet très opulent - sinon rondouillet – et qu'on pouvait difficilement ne pas craquer pour cette présence si… débordante.
Raymond Chalifoux
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