En 2004, on estimait que 20 à 25% des canadiens souffraient du syndrome métabolique, ce qui permettait de prédire qu’en moins de 10 ans, un canadien sur quatre en serait rendu au diabète. Et bien! On a réussi! Le diabète prend des proportions endémiques et alarmantes.
LE SYNDROME MÉTABOLIQUE : UN SIGNE AVANT-COUREUR
Le syndrome métabolique est considéré comme un état pré-diabétique qui augmente par dix le risque de survenue d’un diabète. Voici les critères d’évaluation :
- Obésité abdominale : Homme : > plus que 102 cm (40 pouces)
Femme : > plus que 88 cm (35 pouces)
- Triglycérides trop élevés
- HDL cholestérol (bon cholestérol) trop bas
- Hypertension artérielle
- Glucose à jeun trop élevé
Le syndrome métabolique existe lorsque 3 ou plus de ces critères sont présents.
Le diabète, à cause des complications qu’il entraîne, favorise les maladies cardio-vasculaires et est souvent associé à une hypertension artérielle. Des problèmes au niveau des yeux, des reins, des nerfs sont à craindre. On dit souvent qu’un diagnostic de diabète « équivaut à vieillir de 15 ans ».
SOUFFREZ-VOUS DE DIABÉSITÉ?
Le terme DIABÉSITÉ est de plus en plus utilisé pour définir le fait que plus de 75% des risques associés au diabète résultent d’un problème de surpoids et d’obésité.
À l’origine du problème : la résistance à l’insuline avec comme conséquence l’augmentation du gras abdominal et le développement du syndrome métabolique.
LE DIABÈTE NE S’ATTRAPPE PAS… CE N’EST PAS UN VIRUS! PRÉVENIR LE DIABÈTE, ÇA COMMENCE AVEC TOUT CE QU’ON MANGE ET TOUT CE QU’ON BOIT.
Solution # 1 – perdez du poids, car cela peut permettre de rétablir un diabète diagnostiqué à ses débuts. En matière de prévention, des études ont démontré qu’une perte de poids de 5 à 10% du poids corporel entraîne une diminution de 30% du tissu adipeux viscéral (autour de la taille). D’autres études ont montré qu’un régime alimentaire équilibré avec moins de 30% de gras et une augmentation des fibres alimentaires, associé à une activité physique modérée, permettait de prévenir 58% des diabètes de type 2, ou tout au moins de retarder l’apparition de cette maladie.
Augmentez votre consommation de fibres solubles : PGX, psyllium, son d’avoine, etc.
Réduisez votre consommation d’aliments riches en fructose. Même si on considère que le fructose possède un indice glycémique bas, il accentue la résistance à l’insuline et par ricochet, l’obésité abdominale, la stéatose hépatique (foie gras) et l’augmentation du cholestérol et des triglycérides. Contrairement au glucose, le fructose ne passe par la voie de l’insuline, mais il se dirige vers le foie qui le transforme en gras. Les aliments riches en fructose à éviter sont surtout ceux qui contiennent du sirop de maïs comme les boissons gazeuses, les boissons aux fruits, de nombreux substituts de repas, de nombreux desserts.
Solution # 2 – des plantes et des nutriments qui favorisent une meilleure régulation de la glycémie. Les feuilles de myrtille, le fenugrec, la centaurée, le gymnema sylvestre, le chrome, le zinc, le vanadium, l’acide alpha-lipoïque sont quelques-uns des éléments qu’on retrouve dans des formules qui aident à combattre la résistance à l’insuline. Ces plantes et nutriments peuvent également aider les personnes qui prennent des hypoglycémiants oraux pour un diabète de type 2 et qui ont de la difficulté à réguler leur glycémie, tout en les protéger mieux des complications habituelles associées au diabète.
Solution # 3 – bougez. La marche demeure le meilleur exercice accessible à tous. L’objectif à atteindre : 30 minutes de marche par jour.
Vous êtes à risque? Êtes pré-diabétique ou diabétique? N’hésitez pas à demander conseil ou à consulter un naturopathe compétent pour une thérapie personnalisée.
Mai 2011
Lise Guénette, ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
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