Même à faible dose, l’exposition aux métaux lourds (plomb, mercure, aluminium) peut être nocive, car ils s’accumulent pendant des dizaines d’années dans l’organisme. Le plomb est particulièrement dangereux pour les femmes enceintes, les bébés et les jeunes enfants. Ceux-ci sont davantage vulnérables parce qu’ils ont l’habitude de tout porter à leur bouche.
Malgré le retrait du plomb dans l’essence et dans les peintures, ainsi que l’interdiction des soudures au plomb en plomberie et dans les boîtes de conserve, notre environnement n’en est pas exempt.
Comme ce métal lourd ne se dégrade pas, le plomb libéré dans l’environnement ne disparaît pas tout seul. On n’a qu’à penser aux rejets industriels encore présents, à l’utilisation du plomb dans la production d’acier et du laiton, au recyclage des batteries, à l’incinération de déchets solides, au sablage des vieilles structures métalliques, à la poterie, à la fabrication et à la rénovation de vitraux, au sablage et au décapage de vieilles peintures, aux munitions, à la céramique, à la verrerie en cristal et émaillée, même la fumée de cigarettes, certains cosmétiques et bijoux de mauvaise qualité intoxiquent notre environnement.
L’EXPOSITION AU PLOMB PEUT CAUSER :
- De l’anémie;
- Des dommages au cerveau, aux reins et au système nerveux. Chez les enfants : des problèmes de langage, des troubles de comportement, des difficultés de concentration. Chez les adultes : des problèmes cognitifs, des troubles de la mémoire.
- Des maux de tête, de l’insomnie et de l’irritabilité;
- Des douleurs abdominales et souvent de la constipation;
- De la fatigue chronique.
Surtout si l’exposition est récente ou a été prolongée, on peut détecter une présence trop élevée de plomb par une analyse sanguine. Avant 1970, on tolérant 60 microgrammes de plomb par décilitre de sang. Aujourd’hui, les normes de 10 microgrammes par décilitre sont contestées. Comme le plomb se stocke dans l’organisme pendant plusieurs années, l’analyse de cheveux peut être utilisée pour évaluer la présence de plomb, même si elle n’est pas considérée comme une méthode de diagnostic.
LES SOLUTIONS
Il faut vous éloigner des sources d’exposition. Pour des conseils qui vous aideront à réduire les risques d’exposition au plomb, visitez le site de Santé Canada.
Ayez une alimentation saine et variée, buvez de l’eau filtrée et intégrez des suppléments de calcium, de fer, de zinc et de vitamine D à votre menu quotidien.
Pour une thérapie et des conseils personnalisés, n’hésitez pas à consulter un naturopathe compétent.
Mai 2011
Lise Guénette, ND.A.
Membre de l'Association des naturopathes agréés du Québec (ANAQ)
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