Vin Plaisirset Sante

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Les chroniques du journal Le Mirabel
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Arrête ton char!

À l’invitation de la Chambre de Commerce Italienne au Canada et de l’Enoteca Provinciale di Salerno, j’ai eu le bonheur de passer la première semaine de septembre à « courailler la vini-gastronomie » de la Côte Amalfitaine et de ses environs. Salerno, c’est juste au sud de Naples, en Campanie.

Aussi du voyage, il y avait entre autres Canadiens cet  énergumène qu’est le chroniqueur en vin ontarien Michael Vaughan. Si vous voulez à tout prix faire « suer le peuple », alors, vous invitez ce monsieur. Hormis le fait que, jouant la diva, il soit toujours en retard, (et ce malgré les admonestations quotidiennes!) ce monsieur transforme toute dégustation en sa compagnie en un véritable enfer. Non seulement ne respecte-t-il pas la règle première qui est celle du silence, mais à propos de chaque vin servi, il vous « entarte verbalement » d’une litanie d’arômes n’existant que dans sa… « fuse » de pseudo chien savant. Et à tel point qu’un de ses compatriotes ontariens, finalement exaspéré, à un moment lui a signifié  qu’il en avait assez de ses nomenclatures à la con truffées d’agave bleue, de cuir de Russie, et que sais-je encore : « Enough »,  Vaughan, arrête ton char!

Et d’autant plus qu’aujourd’hui, tout professionnel du vin digne de ce nom n’ignore pas que la science moderne a démontré l’incapacité humaine d’identifier avec justesse plus de trois ou quatre arômes (grand maximum) par inhalation!  Mieux encore, interrogé sur le sujet il y a de cela quelques années par le magazine « Bourgogne d'Aujourd'hui» (page 14 numéro 84)**, le neurobiologiste Patrick Mac Leod a déclaré :  (…) « Il y a 347 gènes dédiés à l’olfaction et 50% sont différents d’un individu à l’autre. Dans ces conditions, il est rigoureusement impossible de sentir pareil et de s’entendre sur un vocabulaire approprié. »  - « Décrire le bouquet d’un vin est donc sans intérêt pour vous? » lui demanda-t-on alors. « Non, fit-il, ce n’est pas sans intérêt mais cela n’a qu’une valeur individuelle. Un individu raconte sa vie à propos du vin. (…) Mais cela n’empêche pas l’éducation : on peut faire goûter des vins (…) en disant : « Goûte cela, tu verras c’est intéressant. »

Goutez ça, c’est intéressant

  • Parce que c’est disponible au répertoire régulier, parce que ce n’est pas cher, parce que le fruit, la chair et la trame tannique m’ont semblés mieux réussis que dans le même vin du millésime 2009 : La Ciboise Chapoutier Lubéron 2010 Code 11374382 – 13.95$
  • Parce que cela nous vient d’une entreprise familiale, l’un des producteurs les plus fiables du secteur de Sonoma, que dis-je, de toute la Californie, parce qu’ils travaillent dans le plus grand respect de l’environnement, parce que la syrah ça plaît à la majorité, parce que tous les buveurs de « Ménage à Trois » devraient faire… un petit pas pour progresser : Syrah Benziger North Coast Californie 2006 Code 11098015 – 20.85$
  • Parce qu’à Bordeaux, trop souvent, les millésimes qui suivent les années vedettes - comme 2005 - sont négligés, parce qu’il s’agit d’un Classique toujours très bon (comme j’ai pu le revérifier trois fois en deux semaines) : Château de Cruzeau Pessac-Léognan 2006Code 113381 – 24.95$

** Le contenu complet de l’entrevue sera bientôt disponible en ligne sur notre site : www.vinplaisirsetsante.com 

Raymond Chalifoux
2 octobre 2011
Publié dans le journal Le Mirabel
Tous droits réservés ©

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