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Les chroniques du journal Le Mirabel
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Une chérie nommée « Californie »

« Mais l’étymologie peut tout aussi bien être « caliente fornalia », signifiant « fourneau chaud » en espagnol, ou « calida fornax », « climat chaud », en latin. » 

Voilà ce que l’on trouve dans Wikipédia sur l’origine probable du nom que porte le plus peuplé des États américains.

Si cette piste est la bonne, c’est qu’à l’évidence les premiers colons sont arrivés dans le sud d’un territoire  qui à l’époque incluait le plus clair du Mexique actuel. Car entre vous et moi, la « côte nord » californienne peut quant à elle, être assez frisquette merci : aux premiers jours du mois d’août 2010, vers huit heures du soir à Fort Bragg, notre haleine se condensait dès sa sortie de l’organe à parler; tout comme ici en hiver…

Mais venons-en au cœur du propos: à l’exception de l’Italie où j’ai eu le bonheur d’aller  une quinzaine de fois ces dernières années, de toutes les régions viticoles de la planète, la Californie demeure et de loin ma destination de prédilection : j’adore ses paysages, son climat, la mentalité, la nourriture et les vins qu’on y trouve.

Quand j’ai commencé à y aller à répétition, au tournant de la décennie 1990,  ma fascination n’était pas - au Québec à tout le moins -, très très... « tendance ». Voyons un peu par guides du vin Phaneuf interposés, à quoi ressemblait alors le marché d’ici: dans l’édition 1985 on pouvait lire « La Californie est sans doute le vignoble le plus remarquable au monde actuellement.  (…) Pourtant, le choix de vins californiens au Québec reste déplorable. Une quinzaine de vins seulement… ».

Quatre ans plus tard, le même auteur en rajoutait : « Après la promotion spéciale de mai 1987, le rayon des vins californiens est redevenu un triste désert. Il est clair qu’à la SAQ on ne s’intéresse absolument pas aux vins californiens. »

“You came a long way, California baby”

            Or aujourd’hui au Québec, la situation a changé au point où cette province est devenue, pour tout le Canada, le territoire où il s’écoule les plus gros volumes de vin californien! Yes sir! Nouméro ouno! Rien que ça!

Mais pour être honnête, il faut aux auditeurs quand même rappeler deux choses : La première, c’est qu’en 2011 (contrairement à 1990) ce sont plutôt nos exportations à nous qui sont défavorisées par le taux de change entre les deux dollars.  Deuxièmement, le commun des mortels doit savoir aussi que les gens du California Wine Institute, ont entre 2006 et 2009, amené à leurs frais plus de 70 (!) commis ou conseillers en vin de la SAQ visiter le vignoble californien! Ceux-là même qui vous accueillent dans  la boutique par un fort jovial et hautement ressenti « Bonjour!, on a reçu du Liberty School! » (Un « produit » qui vu la demande, est devenu une « gamme » de produits qui se décline aujourd’hui en  trois couleurs et quatre cépages!) La manœuvre a porté fruit? You bet, mate!

Deux Zinfandel très convaincants

En matière de rouge, y a pas plus californien que le Zinfandel. Alors en voici deux qui, impeccables, se sortent nettement du lot :

  • Zinfandel Robert Mondavi Private Selection Californie 2009 (897306 – 18$) : Voyez aux SAQ de St-Janvier, de Boisbriand et de la rue Labelle à St-Jérôme.)
  • Zinfandel Ravenswood Lodi Californie 2008 (630202 – 22$) : Voyez à la succursale du boul. Roland Godard. 

 

Raymond Chalifoux
2 avril 2011
Publié dans le journal Le Mirabel
Tous droits réservés ©

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