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D'abord, c'est quoi, une « Zélande »? Et elle était où, l'ancienne?
Voyage en Nouvelle-Zélande
Première partie, d’une longue série
Lise et moi, il y a peu de choses qu’on aime autant que d’avoir une enveloppe sur le top du four à micro-ondes. Pour l’avoir sous les yeux à tout bout de champ, c’est là qu’on la met chaque fois, l’enveloppe « Veuillez trouver sous pli, du rêve à l’infini! » contenant les billets d’avion, l’assurance voyage, le « voucher » pour la prise de la voiture de location et les confirmations d’hébergement. Il nous est arrivé, notamment quand nous sommes allés en Australie, ou quand nous avons fait la croisière en Alaska, d’en avoir une sous les yeux pendant près de six mois, une enveloppe qui fait rêver…
Direction Auckland, via LA
Cette fois-là, quand nous avons pris le taxi pour l’aéroport, il était cinq heures du matin et nous étions le 3 janvier. Ouais, seulement deux jours et quelque après le « Bye-Bye » et le party du Nouvel An… Vous pouvez donc imaginer que pour nous, le Temps des fêtes a passé à toute vitesse. On a quand même reçu et visité les enfants, bien bu et bien mangé, mais nos valises n’étaient jamais bien loin de nos pensées; et pour une fois, c’est la femme de ménage qui a dégarni et sorti le sapin, rangé les décorations et jeté les poinsettias fanés.
Sur les ailes d’Air Canada, nous nous sommes rendus à Los Angeles, y prendre le vol d’Air New-Zealand vers Auckland. Comme chacun sait, passer chez l’Oncle Sam par la voie des airs est assez désagréable car cela impose des mesures de sécurité comme nulle part ailleurs. Cette fois, en pointant mon minuscule réveil de voyage, le préposé à l’inspection des bagages à mains m’a demandé avec cet air baveusement accusateur qu’on leur connaît – « Whââttsss-disse Sir please? »
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« Ça, “ Sir please ” espècededemeuréquin’aprobablementpasterminéson « High School » etquiconséquemment, vusesgrosbrasetsoncerveauoptu, nepeutfairemieuxdanslaviequedetravaillerpourunecompagniedesécuritédemesdeux, sorted’entitéobscurequiprobablementgrâceàdescontributions
illicitesàlacaisseélectoraledupartiRépublicainl’ayant « ploguée »
auprès d’influentssénateursultraconservateurs, estparvenueàobtenirdelucratifscontratsdans
plusieurszaéroportszaméricains, cheznous, « Sir », onappelleçauncadran. LesFrançais, lesBelges, demêmequelesMarocains, Algériens, Tunisiens, LibanaisetIvoiriens quiparlentlalangue, etceuxchezlesSuissesquienfontautant, sanspourautantêtreplusmatinaux, disentplutôtunréveil. Etenanglais, sauferreurouencoreemploidélibérédequelqueidiomelocalmerestantàcejourinconnu, c’est « alarm clock » ; unchaussonsaleavecça? »
(Pour plus de clarté, voir l’encadré ci-dessous)
[ NDLR : Surtout depuis que j’ai cessé de fumer.., s’il m’arrive tôt dans la journée de connaître un stress important, comme par exemple de me retrouver à sept heures du matin - et à des fins de sécurité aérienne du genre post « Onze septembre » -, à la tête d’une longue file de fouilles personnelles, et de surcroît dans l’obligation de répondre aux questions d’un débile léger parlant l’étranger, il m’arrive de faire preuve d’une certaine outrecuidance étrangère à toute gastronomie réputée digeste. Mais, cela dit, j’insisterai que le tout demeure habituellement bref, circonstancié et intérieur – notamment la diarrhée langagière – grâce à l’effet « Imodium Avancé » de cette volonté de fer qui est la mienne. ]
Or, disais-je, sous prétexte qu’il (le cadran-réveil) pourrait s’agir en fait d’un détonateur, l’enfoiré l’a confisqué : Bonjour les « wake-up calls! ». Sauf que nous, durant ce voyage vinicole, nous allions dormir une bonne neuvaine de nuits dans des « guest house » appartenant à des « wineries »… Alors, pour les « calls », mettons qu’on oublie ça mon Gérard. Mais, revenons à nos… moutons.
Air New Zealand, on a vraiment beaucoup aimé. On a trouvé que le personnel de cabine et même si nous étions en classe « Alors, vous prendrez les pâtes ou le poulet? ») était remarquablement sympathique, empressé même; et si l’on compare aux standards en vigueur chez la plupart des partenaires « Star Alliance », la qualité de la nourriture qu’on nous a servie nous a semblé bien meilleure. Sur un vol d’une telle durée, ce n’est pas rien… (Voyez au : http://www.airnewzealand.ca/on-the-plane/cuisine-wine/default.htm). Mais, pour être encore plus clair, après un de ces échanges qui font au quotidien la richesse d’un couple sain, Lise et moi avons accordé à Air NZ un solide 8,4 sur notre échelle de 10 points; soit tout juste derrière Cathay Pacific Airways (Hong-Kong) qui trône à un vertigineux 8,9/10 dans nos registres perpétuels.
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Ça, « Sir please » espèce de demeuré qui n’a probablement pas terminé son « High School » et qui conséquemment, vu ses gros bras et son cerveau optu, ne peut faire mieux dans la vie que de travailler pour une compagnie de sécurité de mes deux, sorte d’entité obscure qui probablement grâce à des contributions illicites à la caisse électorale du parti Républicain l’ayant « ploguée » auprès d’influents sénateurs ultra conservateurs, est parvenue à obtenir de lucratifs contrats dans plusieurs zaéroports zaméricains, chez nous, « Sir please », on appelle ça un cadran. Les Français, les Belges, les Marocains, Algériens, Tunisiens, Libanais et Ivoiriens qui parlent la langue, de même que les Suisses qui en font autant, tout en n’étant pas plus matinaux, disent plutôt un réveil. Et en anglais, sauf erreur ou emploi délibéré de quelque idiome local me restant à ce jour inconnu, c’est « alarm clock » ; un chausson sale avec ça?
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PETITS CONSEILS PRATIQUES
Perdu à… l’aéroport!
À moins de connaître l’endroit comme le fond de sa poche, c’est chaque fois une bonne idée que d’aller longuement visiter le site web du ou des aéroports par lesquels on s’apprête à transiter. Certains, tels que Chicago, Hong Kong, Amsterdam, Los Angeles, etc. sont absolument gigantesques et peuvent donc vous imposer une… bonne marche de santé de 15, 20, sinon 25 minutes depuis là où vous débarquez jusqu’à la « gate » de laquelle vous repartirez. Si votre vol est retardé – aujourd’hui, c’est monnaie courante – il est tout indiqué d’avoir une bonne idée du plan de l’aérogare afin d’éviter les détours inutiles et la tension nerveuse phénoménale que la crainte de rater le seul vol se rendant à votre destination d’ici... le lendemain sinon le surlendemain à 23 heures peut occasionner!
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De toute façon, c’est partout pareil, chaque ligne aérienne a un secteur permanent qui lui est assigné; et il en est de même pour tous les départs et toutes les arrivées - sinon ce serait absolument ingérable! À Charles-de-Gaule, Amsterdam, LA, etc. les vols en provenance de Montréal, sur Air Canada, arrivent dans tel secteur et les vols en partance pour, disons Malpensa (Milan) depuis Amsterdam partent toujours du même secteur sinon de la même porte. Alors, quand on a pigé « j’arriverai à tel terminal et repartirai de tel autre et dans tel secteur… » on a pigé pour de bon!
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C’est aussi une bonne idée que d’imprimer en double le plan de l’aérogare : une copie dans la poche de la veste et une autre dans la valise. Si vous devez prendre une voiture chez un loueur, c’est aussi indiqué d’identifier sur le plan l’endroit où il se trouve, de même que l’accès routier : ça facilite également le départ de l’aérogare de même que le retour à la fin de votre séjour. À l’étranger, surtout si, en plus, la signalisation routière est dans une langue qui ne nous est pas familière, le réseau d’accès routiers peut vous apparaître comme un inextricable labyrinthe. Aussi, y a-t-il une station service toute proche où vous pourrez faire le plein avant de rendre la voiture au loueur?
http://www.los-angeles-lax.com/maps.html
http://www.los-angeles-lax.com/terminals.html
http://auckland-airport.co.nz
http://auckland-airport.co.nz/ToAndFromTheAirport/AirportLocation.aspx
http://auckland-airport.co.nz/AirportInformation/AirportMaps/Airport-roads-and-car-parks.aspx
Perdue, la valise
Il vous est arrivé de récupérer votre valise sur le tapis roulant et de constater, oups, que le « tag » d’identification avait été arraché? Ça arrive très fréquemment! (J’ai, quant à moi, essayé à peu près tous les modèles qu’on trouve dans le commerce et tous, sans exception, finissent par céder…) Or, pour éviter que le personnel de l’aéroport se retrouve dans l’impossibilité d’identifier votre bagage parmi les centaines (les milliers..) perdus chaque année, sur le site d’Air Canada on suggère de placer à l’intérieur, bien en vue, soit sur le dessus du contenu tout juste sous les courroies de maintien - et préférablement protégée par une pellicule de plastique transparent - une feuille indiquant vos coordonnées, incluant celles vers lesquelles vous vous dirigez.
Voyez au : http://www.aircanada.com/fr/travelinfo/airport/baggage/baggageid.html
« Worst » Western!
À Los Angeles, si l’envie vous venait, qui sait, de dormir tout près de l’aéroport, de grâce évitez le Best Western le plus près. Le préposé à la réception – qu’on avait l’impression de déranger chaque fois qu’on lui adressait la parole – sentait affreusement mauvais et quand nous avons défait le lit, vers minuit, nous nous sommes rendu compte que les draps, dégueux!, n’avaient pas été changés. Après avoir dû lever le ton et les avoir menacés de mettre des photos sur Internet, c’est le gardien de sécurité!!!! qu’on a envoyé changer la literie! Sur une échelle de dix points, ça donnerait, disons… moins deux!
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À suivre!
La semaine prochaine :
Une journée de boulot pour un chroniqueur vin, c’est comment?
Raymond Chalifoux
Janvier 2010
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