Une escale avec ça?
Partir de Montréal pour se rendre en Nouvelle-Zélande implique forcément une escale à l’extrémité ouest du continent. Là-bas, on a le choix de passer, entre autres, par Vancouver, par « Frisco », ou encore par Los-Angeles. Il faut savoir que dans un cas comme dans l’autre, il se peut que le délai à l’aéroport – à l’aller comme au retour d’ailleurs, – soit de plusieurs heures. Nous, nous sommes arrivés à LA vers 13:00 heures et notre vol vers Auckland (NZ) ne partait qu’à 19:00 heures le soir. Un cauchemar dites-vous? Peut-être, si vous avez tendance à voir votre verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein…
Si, à l’aide de cette merveille qu’est Google Earth vous allez jeter un coup d’œil pour voir un peu où se trouve l’aéroport de Los Angeles (LAX), vous découvrez que ce n’est qu’à un jet de pierre de l’océan Pacifique, tout juste en face de Dockweiler State Beach, de Vista Del Mar Park, et, tiens donc, à peine à quelques minuscules kilomètres de Marina del Rey et de la très fameuse Venice Beach…
L’inconfort en avion
Voyez-vous, moi, voler durant plusieurs heures d’affilée, ça m’anéantie. D’aussi loin que je me souvienne – même quand j’étais jeune écolier –, j’ai toujours souffert d’une très mauvaise circulation sanguine dans les membres inférieurs. Alors, je prends un ou deux comprimés d’aspirine chaque fois que je monte à bord d’un gros porteur; mais et je dois quand même quitter mon siège fréquemment pendant le vol, marcher pour me délasser, activer la circulation sanguine et réduire la douleur. Et je suis sûr de ne pas être le seul à souffrir de ce petit problème car le personnel de cabine des lignes aériennes se montre chaque fois très compréhensif et tolère ma présence, debout au fond du couloir, pendant de très longues minutes. Sur un vol d’Air Transat en direction de Rome à l’automne 2009 le chef steward m’a même offert, oh surprise!, de m’aménager un petit espace pour que je puisse dîner tranquillement debout à l’arrière de l’avion! (La seule exception qu’il m’a été donnée de constater étant bien entendu notre chère Air Canada qui mine de rien traite souvent les Québécois comme des proscrits voire comme du bétail : « Vos maux de jambes ne nous concerne pas et si vous ne retournez pas à votre siège immédiatement et pour y rester, j’ouvrirai sur le champ un dossier de passager « récalcitrant et indésirable! » m’avait lancé au visage cette fausse blonde surdimensionnée de partout, défraîchie, visiblement en fin de carrière, et qui soupirait sans arrêt. Dieu merci, elle a probablement déjà cessé de sévir celle-là..)
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Vous aurez donc saisi que pour moi, ce genre de délai de plusieurs heures à mi-parcours ou presque est une véritable bénédiction. Une fois à LA, nous avons pris un taxi et avons promis un bon pourboire au chauffeur s’il nous dénichait un resto de qualité avec terrasse et vue sur la mer - ou la marina -, et préférablement doté d’une carte de vin intéressante. Dans le secteur de Marina Del Rey, vous pensez bien que le mec a trouvé en un rien de temps et on s’est offert un intermède de plus de trois heures dans le plus grand confort : martinis, repas copieux, bon vin, double allongé, bref, le pied! Si on se souvient qu’il y a trois heures de décalage horaire entre Montréal et LA, pour nous il était donc presque 17:00 heures quand nous nous sommes attablés…; et nous avions quitté la maison à 5:00 heures le matin de ce 3 janvier...
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Sont fous ces Kiwis
En ne tenant pas compte du décalage horaire (voir l’encadré ci-dessous) nous avons atterri à l’aéroport d’Auckland exactement deux jours (48 heures) après avoir quitté la maison, soit peu après cinq heures du matin le 5 janvier.
Sur les vols internationaux à destination du Canada le personnel de cabine remet à tous les passagers une déclaration à compléter que l’on connaît bien. Quand on vole en direction ou encore à l’intérieur du continent austral, tant dans les aéroports qu’à bord des aéronefs, on est constamment prévenu de l’interdiction formelle d’apporter et de transporter toute espèce de matière végétale tel que fleurs, fruits, légumes, plantes, graines, etc.
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Or à cet égard, vous devez savoir que les Néo-Zélandais sont absolument intraitables : on nous avait maintes fois rappelé cette interdiction à bord de l’avion et au moment du débarquement nous avons constaté, estomaqués, qu’avant de pouvoir quitter l’édifice il nous fallait repasser – de même que chacun de nos bagages d’ailleurs! – par le scanner, que de mignons petits beagles se promenaient parmi les voyageurs et que s’ils avaient le malheur de poser leur postérieur devant vos effets personnels, vous étiez interpellé sur-le-champ par un ou une gendarme de la flore et de la faune arborant un faciès à glacer une banquise.
Ce matin-là, nous en avons vu au moins trois se faire prendre avec des fruits et ma foi, il ce serait agit de drogues dures que cela n’aurait pas été pire pour eux. Une passagère d’une cinquantaine d’année qui insultée s’est mise à rouspéter c’est fait remettre à sa place par la brigadière à peu près comme ceci : « You better shut up! » « Vous vous la fermez sur le champ qu’elle lui a dit et vous coopérez sinon on vous embarque en moins de deux et prenez ma parole que vous allez vous en souvenir longtemps! Vous n’avez absolument aucune excuse car on ne cesse de la répéter et c’est affiché partout! Ce pays est fait de deux îles perdues au milieu de nulle part et il doit absolument se protéger contre tout ce qui pourrait menacer un environnement unique, fragile et irremplaçable! » (La faune domestique néozélandaise, nous y reviendrons car c’est un sujet fort intéressant…)
Une ville d’eau, sûre, et à taille humaine
À domicile j’ai une sainte horreur de ces chauffeurs de taxi intarissables qui ergotent à propos de tout et de rien. En voyage à l’étranger, c’est une tout autre histoire; j’aime bien tomber sur un spécimen du genre .. expansif car ces gars-là qui labourent en bagnole leur métropole à longueur de journée sont de véritables mines d’information; ils peuvent vous brancher en moins de deux sur tout ce qui vous intéresse : le meilleur de ceci, le top de cela, etc.
Ce matin-là nous sommes tombés sur un chauffeur d’origine indienne (Mumbai) qui avait pas mal bourlingué au sein de l’empire britannique et qui, bavard, avait plein d’histoires à raconter à quiconque voulait bien l’écouter… La « ride » depuis l’aéroport d’Auckland jusqu’à notre hôtel, le The Sebel Suites Auckland 8 Albert Street - un parcours d’environ 25 kilomètres -, dura près de trois quarts d’heure et nous permit un bel aperçu de la ville et de sa banlieue. Auckland (1,5 millions d’habitants) nous a immédiatement rappelé Sydney en Australie, (4,4 millions d’âmes) mais en plus petit : une ville d’eau, épicée de quelques gratte-ciel et de la « Sky Tower », où il fait bon vivre en toute quiétude; un peu comme à Montréal, mais sans les festivals. Auckland est surnommée « the City of Sails » et on y recenserait plus de 135,000 petites embarcations, soit un record mondial « per capita »…
« Early check-in »
Débarquer dans un autre pays très tôt le matin, épuisé par un si long « voyagement », ça peut gâcher le fun en titi si on a omis de prévoir un accès « matinal » à une chambre d’hôtel. Certes, il se peut que vous ayez à débourser un supplément pour intégrer votre chambre dès votre arrivée, mais cela mérite réflexion car « poireauter » pendant quatre , cinq ou même six heures alors qu’on a envie de prendre une bonne douche chaude, de se raser puis de faire une bonne sieste, c’est vraiment pas jojo…
Quant à nous, les gens de
Nobilo Wine et de
Kim Crawford Wines de qui nous étions les invités, avaient prévu le coup et l’accès à notre chambre au Sebel Suites se fit sans le moindre délai. Nous y attendaient un « kit de presse » très complet, une vue imprenable sur la vieille ville, et des installations de tout premier ordre. Pour nous – et pour tous les voyageurs, j’imagine – les tout premiers moments à une destination jusque-là inconnue, sont chaque fois tellement… délicieusement inoubliables!
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Pour l’heure locale, Montréal QC est à GMT moins 5h et Auckland NZ à GMT plus 13h [soit l’heure avancée chaque année du 13oct. au 31 mars et GMT+12 le reste de l’année] le décalage horaire entre les deux villes est donc de 18 heures.
Pour d’autres destinations voyez au : http://www.viatrip.com/html/decalage_horaire
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Prochain Épisode...
- Waiheke Island
- Babich Winery
- Goldwater Estate
- Cable Bay Vineyards
Raymond Chalifoux
Février 2010